Programme de prévention des traumatismes et de promotion de la sécurité en Communauté française

Programme quinquennal (2004-2009)

PRÉAMBULE

Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis 1999, année durant laquelle a démarré le précédent projet quadriennal de prévention des traumatismes et de promotion de la sécurité en Communauté française.

Il était fondé sur la distinction entre accident et traumatisme. La séparation conceptuelle de ces deux termes a introduit une série de facteurs à considérer dans la prévention.

L’accident est considéré comme l’événement initial résultant de forces sociales, biologiques, psychologiques, économiques et politiques. La prévention des accidents visant à éviter sa survenue et se référant surtout à l’identification des individus à risque et à des tentatives de modification de leurs comportements.

Le traumatisme est la conséquence de l’événement accidentel. La prévention des traumatismes vise à empêcher ou réduire ceux-ci en agissant sur les aspects physiques reliés entre eux (masse et vélocité des objets en mouvement, intensité de l’énergie, capacité d’absorption d’énergie des surfaces de contact).

Cette distinction conceptuelle entre l’événement potentiellement dangereux, l’accident, la blessure et le traumatisme a permis d’ouvrir une perspective beaucoup plus large et de multiplier les stratégies de prévention mobilisables.

Afin de déterminer le cadre dans lequel s’inscrit ce nouveau programme, nous nous permettons de soumettre aux lecteurs l’évolution de la problématique et des concepts de traumatismes, sécurité et de promotion de la sécurité.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les études ayant progressivement mieux décrit la nature et les processus accidentels, une meilleure compréhension et un changement d’attitude face aux traumatismes sont apparus. Les événements accidentels qui étaient toujours envisagés comme inévitables sont maintenant considérés comme des événements que l’on peut prévenir.

Une des conséquences de cette modification dans la perception est la reconnaissance des traumatismes comme un problème important de santé publique et son inscription comme priorité dans les politiques internationales et nationales.

En mars 2000, l’OMS a dédié un de ses départements à la prévention des traumatismes et de la violence. Ce département est maintenant composé d’une quinzaine d’experts travaillant sur la prévention des traumatismes non intentionnels et sur la violence.

En 2002, ce département a publié et diffusé le « Rapport mondial sur la violence et la santé » qui dénonce les actes de violence comme étant la principale cause de décès de 15 à 44 ans dans le monde, aucun pays ni continent n’étant à l’abri. La prévention de la violence représente maintenant un défi planétaire.

Le programme 2004-2009 de la Direction SANCO (Santé et Consommation) de la CE comporte trois axes : Information, déterminants de santé et risques émergents. Six groupes de travail se sont constitués dans l’axe information dont un est dédié aux traumatismes.

Nous faisons référence aux trois définitions suivantes qui font toujours l’objet de consensus parmi les Centres collaborateurs de l’OMS disséminés mondialement.

Traumatisme

« Le traumatisme se définit comme un dommage corporel causé par un transfert aigu d’énergie (mécanique, thermique, électrique, chimique, radiante) ou une absence soudaine d’éléments vitaux (chaleur, oxygène) dépassant la capacité du corps humain d’y résister ou de s’y adapter.

On distingue les traumatismes intentionnels et les traumatismes non-intentionnels. »

Sécurité

« La sécurité est une situation où les dangers, et les conditions pouvant provoquer des dommages d’ordre physique, psychologique ou matériel sont contrôlés de manière à préserver la santé et le bien-être des individus et de la communauté. C’est une ressource indispensable à la vie quotidienne qui permet à l’individu et à la communauté de réaliser ses aspirations ».

« La sécurité comporte deux composantes : la sécurité réelle et le sentiment de sécurité. Ces deux composantes s’influencent mutuellement et sont indissociables. Trois conditions sont nécessaires à la sécurité : le contrôle des dangers de blessures ; le respect de l’intégrité physique, matérielle ou morale ; le climat de cohésion, de paix sociale et d’équité, protégeant les droits et libertés. »

Promotion de la sécurité

« La promotion de la sécurité est un processus que les individus, les communautés, les gouvernements et les autres organisations, incluant les entreprises privées et les organisations non gouvernementales (ONG), appliquent, au niveau local, national, et international pour développer et maintenir la sécurité. Ce processus est composé de tous les efforts consentis pour modifier les structures, l’environnement (physique, social, technologique, politique, économique et organisationnel) ainsi que les attitudes et les comportements ayant trait à la sécurité » .

Programme « sécurité » quinquennal

AXE 1 APPUI AUX ACTEURS ET AUX ACTIONS
AXE 2 DEVELOPPEMENT, CONSOLIDATION ET INTEGRATION DES ACTIVITES 1999-2003
  • Projet 2.1. Une approche communautaire et locale : la « Communauté sûre »
  • Projet 2.2. Promotion des mesures de prévention passive
    • Action 2.2.1. Evaluation de la qualité des équipements de protection pour les enfants
    • Action 2.2.2. Recherche sur l’acceptabilité des équipements de protection pour enfants par les milieux défavorisés
    • Action 2.2.3. Développement du rôle des médecins généralistes et des pédiatres dans la prévention des traumatismes des jeunes enfants
AXE 3 PREVENTION DES TRAUMATISMES ET PROMOTION DE LA SECURITE AUPRES DE NOUVEAUX PUBLICS VULNERABLES
  • Projet 3.1. Prévention des chutes chez les personnes âgées vivant à domicile
  • Projet 3.2. Prévention des accidents et traumatismes en milieu scolaire
AXE 4 PREVENTION DES TRAUMATISMES INTENTIONNELS
  • Projet 4.1. Prévention du suicide
  • Projet 4.2. Projet « Armes à feu »

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